Le Marchand de Bonheur

Scans of an article from Comoedia Illustré (1 November 1910 issue).

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Lantelme on the cover.

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The article.

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Additional fashion page: in this play Lantelme wears dresses by Paquin.

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Additional page about hats: Lantelme’s hats are by Suzanne Weiss.

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Le Costaud des Epinettes

Scans of an article from Comoedia Illustré # 15 (1 May 1910).

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And a bonus: Lantelme as Irma Lurette in the same play. Scan from Illustration Théatrale.

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Les Trois Sultanes and very nice dolls

An article from Comoedia Illustré (1 January 1911) about Les Trois Sultanes and Lantelme:

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And a bonus from the same issue – an article about fashion dolls by Paquin, Poiret, Worth and others:

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Pity the dolls on photos aren’t signed, I’d like to know more details as these fashion dolls are really unique.

Lantelme bio part 3

After Le Roi Lantelme played in Le Circuit, but the comedy of famous Georges Feydeau didn’t obtain much success. Since 14 April 1910 Lantelme played in Le Costaud des Epinettes, by Tristan Bernard and Athis. Since 15 October 1910 she starred in Le Marchand de Bonheur, written by Henry Kistemaeckers.

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Lantelme wearing a gown by Vionnet, in the comedy Le Costaud des Epinettes.

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Lantelme in Le Marchand de Bonheur, cover of Femina magazine (1910).

In 1911 Lantelme played in Le Vieil Homme by Georges de Porto-Riche, where she met Simone again. Then Lantelme performed La Gamine by Pierre Veber and Henry de Gorsse. Last play in which she appeared on the stage was a revue called V’lan!.., by Rip and Bousquet.

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Lantelme on a La Gamine playbill. Drawing by de Losques.

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One of last Lantelme photos. Comoedia illustre, 1 July 1911.

At the beginning of July Lantelme, her husband and few their friends boarded the yacht L’Aimée (The Loved One), that Edwards had built for his wife number four.

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L’Aimee. Photo from L’Illustration, 1911.

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L’Aimee. Photo from Historia magazine # 295, June 1971.

It was an ordinary cruise on Holland and German rivers. In the night of 24/25 July 1911 Lantelme disappeared, and few days later her body was discovered in the Rhine waters.

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First pages of popular French newspapers Le Petit Parisien and Le Petit Journal issued on 26 July 1911.

Dr Dauriac, Edwards family doctor who had joined L’Aimée passengers few hours after the accident, has presented a more or less official version of what had happened on the yacht.

“J’ai fait une enquête minutieuse, et je vous donne ma parole d’honneur que les faits se sont passés comme je vais vous les dire. Le yacht avait franchi, ce jour-là <24 July 1911>, la frontière allemande, et les formalités douanières s’étaient prolongées si longtemps qu’il ne put repartir que vers quatre heures et demie de l’après-midi. La prochaine ville où l’on pouvait faire escale, Wesel, était à cinq heures de navigation. On décida quand même de s’y rendre.

Vers sept heures et demie, alors que le bateau se trouvait au beau milieu du Rhin, Lantelme vint dire à Edwards que l’endroit lui plaisait pour y passer la nuit, qu’il fallait qu’on y jetât l’ancre. Comme il ne savait jamais lui résister, Edwards transmis l’ordre au capitaine et on stoppa. C’était la première fois, remarquez-le, depuis les longues années que mon ami fait du yachting, qu’il passait la nuit, ainsi, en plein fleuve.

La soirée ressembla à toutes les autres. Le repas fut animé, comme d’habitude, mais, quoi qu’en aient dit certains “informateurs”, on ne se livra à aucune orgie.

Après avoir fait de la musique, chacun rentra dans sa cabine.

Lantelme passa dans son cabinet de toilette. Son mari l’attendit dans sa chambre, en lisant un roman. Il devait être minuit et demi. Soudain, à travers le bruit de la pluie torrentielle qui tombait, Edwards perçut un cri, un faible cri, presque un gémissement. Il se leva aussitôt.

– C’est toi, Ginette ? demanda-t-il à travers la porte.

Il ne perçut rien que le clapotis de l’eau. Deux fois, il répéta son appel sans plus de succès. Alors, affolé, il donna un coup d’épaule dans la porte, qui, comme à l’ordinaire, était verrouillée à l’intérieur.

Le cabinet de toilette était vide et la fenêtre ouverte.

Edwards appela les autres passagers. Tous eurent, devant ce spectacle, la même pensée: Lantelme était tombée par la fenêtre.

Car il faut le dire, notre amie avait une habitude dangereuse entre toutes. Elle aimait s’asseoir sur le rebord de la fenêtre, le dos tourné au fleuve. Dans la journée, elle s’amusait à pécher des poissons avec un petit seau. Mais, le soir, elle faisait sa coiffure dans celte position incommode. Or, comme cette fenêtre, basse d’embrasure, ne permettait pas qu’elle y restât droite, elle devait pencher tête soit en avant, soit en arrière.

Au moment de l’accident, elle était occupée à se mettre des épingles dans les cheveux. Elle devait, alors, pencher la tête en arrière. Un mouvement trop accentué et elle était tombée à la renverse.

Il n’y eut rien autre chose. Pas d’indisposition, pas de lutte, pas de vitres brisées, rien! Comme une frêle statuette qui choit de son étagère, Lantelme avait glissé dans le fleuve. (…)

Et voilà, conclut le docteur Dauriac, comment périt cette femme, jeune, belle, adorée, célèbre, cette femme qui avait déjà goûté aux joies lés plus rares de la vie. Pour ceux qui veulent dramatiser, toujours et à tout prix, cette mort n’est-elle pas suffisamment dramatique ? Lantelme, heureuse, s’assied, un soir, au bord de la fenêtre de sa cabinet. Elle rit, elle chante, elle songe aux lendemains heureux. Soudain, elle glisse, et le fleuve ne rend plus qu’un cadavre” (Le Petit Parisien, 29 July 1911).

And here what said one of yacht passengers:

“Le 1er juillet, nous étions partis, M. et Mme Edwards <Lantelme>, Mme Wermel <Alice Vermell, actress of Renaissance theatre and friend of Lantelme>, MM. Tarride <director of Renaissance theatre>, Thinet <Edwards cousin> et Cuvillier <composer>, Mrs Bockairy <unknown person>, sur le yacht de M. Edwards.

Après un court séjour à Amsterdam, nous nous étions proposé de remonter le Rhin jusqu’à Francfort. Nous arrivâmes lundi soir à Emmerich, où nous dûmes jeter l’ancre, à cause de la visite de la douane. La plus franche gaieté régna durant tout le dîner, et, peu avant minuit, nous partions à destination du Wesel. Après un voyage d’une heure, durant lequel nous avons sablé le champagne sur le le pont, la fatigue se fit sentir et nous descendîmes vers nos cabines en chantant et en riant.

«Pendant que Lantelme procédait à sa toilette de nuit, elle se trouva mal subitement, comme l’a prouvé l’état de sa cabine, et on doit conclure que pour se soulager, elle se pencha à la fenêtre. Un soubresaut la fit tomber, et c’est à ce moment qu’elle trouva la mort dans le fleuve. Quant à nous, environ cinq minutes après que nous nous étions séparés, nous entendîmes comme un cri étouffé. Tout le monde se réunit pour savoir ce qui se passait, et nous vîmes que Lantelme n’était pas parmi nous. Nous nous précipitâmes alors vers la cabine : elle était vide et la fenêtre était ouverte. Plus de doute! L’horrible vérité nous apparaissait. Elle avait disparu dans les flots. Celle qui était l’âme de notre petite expédition venait de trouver une mortstupide.

«Toutes les recherches furent vaines, la nuit les rendant plus difficiles, et c’est, étreints d’une effroyable tristesse, que nous regagnâmes le port d’Emmerich, après avoir fait les démarches necessaires auprès des autorités. Hélas! il ne nous restait plus qu’à attendre qu’on nous rapportât le cadaver de celle que Paris tout entier pleurera.” (published in Le Journal then in Le Monde Artiste Illustré, 29 July 1911).

According to the official versions (different in some details), the actress had drowned, and it was a tragic accident. But Edwards had too bad reputation, and many people made a logical conclusion that he had murdered his wife.

Some of Lantelme’s magnificent jewels were buried with her at Père Lachaise cemetery, and unfortunately too many newspapers have mentioned it. The consequences shocked the whole Paris. In the night of 21/22 December 1911 unknown persons violated the crypt, opened a triple coffin but couldn’t find the jewels. These jewels later were delivered to family members, but in 1916 followed another violation, this time absolutely useless. The burglars in both cases weren’t found.

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Photos taken after first violation, December 1911. As you see they were even printed as postcards. (The date and name indicated are wrong.)

In the autumn of 1911 a newspaper called La Depêche Parlementaire attacked Edwards insisting he had murdered his wife. Another newspaper, called La Griffe, joined the accusations. Edwards brought an action against newspapers and won it, but Depeche and La Griffe escaped severe punishment, and that fact surprised many people <1>.

All the values belonging to Lantelme were sold at Drouot, in November 1912. 3 days of auction brought to madame Fossey mother and her family about 578 000 francs. The jewels of theatre and fashion queen attracted crowds at an exhibition before the auction and were sold at high prices. But according to some rumors not all the jewels were sold because the new love of Edwards, actress Colonna Romano, could seize a part of them, and for this she has been nicknamed Gruge-la-Morte (a thief who robbed a dead woman).

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Lantelme sale (November 1912). Page from Afrique du Nord illustree found at gallica site.

Edwards died in March 1914 and was buried in the same crypt as his wife. But in 1919 her remains were transferred to Fossey family tomb in another part of Père Lachaise cemetery.

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Edwards family crypt at Pere Lachaise.

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Fossey family tomb.

Geneviève Lantelme has been painted by Boldini, and this picture of her is most famous. Also she is pictured in the center of Jules Grün painting Vendredi au Salon des Artistes Français (Musée des Beaux-Arts de Rouen).

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Giovanni Boldini. Mademoiselle Lantelme.

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Giovanni Boldini. Lantelme (drawing)

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Jules Grün. Vendredi au Salon des Artistes Français (Musée des Beaux-Arts de Rouen)

According to different sources, Lantelme also has been portrayed by Abel Faivre <2>, Pierre Bracquemond (painting called Mademoiselle Lantelme chez elle), Van Dongen and Grün (another picture). But the location of all these paintings is unknown.

Notes

<1> Mayen, pp. 132-135.

<2> Mayen, p. 86

Picture sources: gallica, delcampe, flickr and other internet sources; scans and photos I did myself.

La Gamine

Lantelme in La Gamine.  Scan from Comoedia Illustre, 1 April 1911. Photo by Henri Manuel.  Dress by Paquin.

more Lewis hats

Two photos of Lantelme in hats by Lewis. Scan from Comoedia Illustre, 1 February 1911.

hats again

Lantelme in hats by Suzanne Weiss. Scan from Comoedia Illustre, 1 November 1910. Photos by Manuel.

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