Lantelme and Gaston Leroux

We don’t have much info about early roles of Lantelme. Critics usually don’t write about actors who have only 5 lines of text, and there’s no mention of Lantelme performances in newspapers like Le Figaro or Gil Blas circa 1901/1902. But there’s much more about young actress in Le Matin, and the person who wrote about her is Gaston Leroux, a famous author of “The Phantom of the Opera”.

Gaston Leroux

Gaston Leroux

In an article about “La Bascule” by Maurice Donnay (“Le Matin”, 1 Nov. 1901) Leroux explained why he had disliked the comedy, and also added few words about actors:  “M. Huguénet a été un excellent Hubert. Compliments dans l’ordre à Mlles Jeanne Rolly, qui tenait le rôle de Rosine, Maggie Gauthier, Ryter, Gabrielle Dorziat, Henriette Andral et Lantelme, qui sont vraiment charmantes. Parfaitement”.

Few days later Leroux wrote about “Le Cravate blanc”, a little comedy that now precedes “La Bascule” (“Le Matin”, 6 Nov. 1901, an article signed G.L.):

“Voici que la Cravate blanche, la comédie en vers, en un acte, de M. Gondinet, qui appartenait au répertoire du Théâtre-Français, a été reprise hier par le Gymnase, pour être jouée en commencement du spectacle avec la Bascule. L’acte est mis en scène d’une façon charmante et joué à ravir par MM. Marié de l’lsle, J. Dax et Mlle Lantelme, une jolie petite débutante qu’on a fort applaudie et qui dit le vers comme si elle n’avait fait que cela pendant dix-huit ans. Les a-t-elle?”

It’s a very nice little article, though with an error. The author called Marie de l’Isle monsieur, but it’s an actress (in a role travesti).

Few weeks later, “La Cravate Blanche” changed to another little comedy, “Le Premier Modèle”, and Leroux wrote (“Le Matin”, 4 Dec. 1901, an article signed G.L.):

“P. S. Le même soir, le Gymnase nous a donné un vaudeville en un acte de mon excellent confrère et ami A. Lemonnier. C’est la charmante petite historiette d’un amour qui s’en va et d’un amour qui s’en vient, autour du chevalet d’un peintre. C’est vivement troussé, sans prétentions: du bon Lemonnier sans souci. Cette piécette, fort bien accueillie du public, est du reste jouée en perfection par Mlle Lantelme, une toute jeune débutante que nous avions déjà appréciée dans la Cravate blanche, et qui fut hier d’un charme naturel assez rare pour qu’on l’encourage en passant. Mlles Berthet et Debacker montrèrent également beaucoup de grâce et de jeunesse, et M. Gouget a prouvé qu’il ne manquait point de talent.”

This “P.S” is added to an article about a play in a Theatre Antoine.

Lantelme 19-05

Young Lantelme (circa 1901/1902).

And here is the full text of an article about another play with Lantelme (“Le Matin”, 6 June 1902):

Pépin Cadet, vaudeville en trois actes de M. Henri Pagat.

On me dit que Galipaux va organiser la tournée des casinos avec cette pièce. Je suis persuadé qu’il fera là une excellente affaire. C’est une pièce d’été, un vaudeville très « bains de mer », plein de bonne humeur, sans malice. Bonnes grosses plaisanteries, mais non grossières. Les familles pourront y conduire leurs «demoiselles» après une promenade sur la plage et un tour aux petits chevaux.

Pépin cadet est le dernier descendant des rois de France, comme son nom pourrait l’indiquer. Voici en quelle circonstance il est appelé à prendre la succession du comte de Chambord, dans l’imagination d’une vieille et aimable folle. Mlle de Kermadec, qui ne rêve que d’ancien régime, se trouve être la victime d’un escroc, le nommé Duval, lequel passe pour un Naundorff et soutire à la vieille des sommes importantes. Cette lubie peut conduire Mlle de Kermadec et son neveu à la ruine. Heureusement pour le neveu, il a pour lui l’esprit inventif de son ami Florentin, qui n’hésite pas à débarquer chez la tante el à se faire passer pour le Roi-Duval. Il amène avec lui une petite amie qu’il annonce: comtesse Berthe et qu’il appelle: «La France!» Mlle de Kermadec se rappelle la Du Barry, et, faisant violence à sa pudeur, accueille le couple avec force révérances.

Je n’entrerai point dans le détail des scènes où la tante est le plus aimablement du monde bernée par Florentin, déguisé en Louis XIV. Par ce moyen, toutes les sommes destinées à Duval rentrent dans le coffré-fort de la famille, sur lequel, quand la farce est terminée, le neveu aura desormais la plus utile surveillance.

Dans cette histoire souvent banale mais point ennuyeuse, il est un coin charmant, celui où nous voyons apparaitre Mlle Lantelme. Vous ne connaissez pas Mlle Lantelme? Personne ne connaît Mlle Lantelme? Ça ne durera pas. La tante a une nièce qui, grâce à Mlle Lantelme, est la plus charmante ingénue qui se soit fait applaudir, depuis longtemps, au Gymnase. Sa grâce naïve, sa véritable jeunesse et la vérité simple de son jeu lui ont valu, hier, un succès plein d’encouragement, au seuil de la carrière.

Madeleine Guitty fut d’une vieillerie amusante et d’une conviction sans bornes dans le rôle de la tante royaliste. Voici une excellente artiste que chaque création nouvelle fait plus appréciable au regard d’un public qui la suit depuis longtemps avec sympathie. Mmes Templey et Debacker sont d’agréables personnes. M. Galipaux est joyeux, comme à son ordinaire, dans le rôle de Florentin. MM. André Hall, Gouget, Jean Dax et Vignaud ont contribué au succès de cétte première, qui nous fut donnée l’après-midi, à l’instar des répétitions générales d’antan.

Gaston Leroux.”

Lantelme 19-08

First roles of Lantelme were often maids, and this photo shows Lantelme dressed as a maid (maybe for “La Bascule”). Photo made circa 1901/1902.

It’s funny, but later we don’t see so encouraging articles. In 1903 Pierre Wolff mentions Lantelme in an article about his own play “Le Secret de Polichinelle” (“Le Matin”, 1 July 1907): “Enfin, Mlle Lantelme qu’Antoine a bien voulu me prêter. Elle a été en tous points délicieuse, et je tiens à la remercier d’avoir accepté ce bout de role”.

Well, Gaston Leroux wrote many nice words about Lantelme when she was just a young and unknown actress. But she also was a mistress of Poidatz, and Poidatz was… “Le Matin” owner. I think it’s the main reason why Leroux wrote so much about Lantelme (even if he forgot to mention her in an article about “L’Archiduc Paul” – see “Le Matin”, 26 March 1902). Critics in other newspapers didn’t even mention such little plays as “La Cravate Blanche” or “Le Premier Modele”, and they weren’t interested in “Pépin Cadet” performed in summer.

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2 Comments (+add yours?)

  1. Corinne S.
    Apr 09, 2015 @ 21:35:00

    Votre article est très intéressant et agréable à lire, comme toujours.
    En France, on connait surtout, de Gaston Leroux : Le Mystère de la chambre jaune et Le Parfum de la dame en noir, tous les deux adaptés en films.

    Reply

    • verbinina
      Apr 10, 2015 @ 14:11:27

      Je dois avouer que j’ai lu ces deux romans (et encore un autre sur les intrigues dans l’Academie), mais ici on connait Gaston Leroux seulement comme l’autheur du seul roman sur le fantome de l’Opera 🙂

      En ce qui concerne Lantelme, je suis sure que l’article sur Pépin Cadet est ecrit comme une dette, apres qu’il a oublié de la mentionner dans l’article sur L’Atchiduc Paul.

      Je voudrais écrire un peu sur Daniel de Losques le caricaturiste, mais ce qui m’a surpris, c’est que malgré sa gloire il est presque absent dans les mémoires et dans les sources de l’époque (et maintenenat il est completement oublié).

      Reply

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