Lantelme medal

I’ve found recently something very special: a medal (silvered bronze, 34 mm, 12,9 gr.)

The name is spelled with an ordinary mistake: Lanthelme instead of Lantelme.

Lantelme medal

Looks like it’s based on this photo of Lantelme:

Lantelme chapeau com y com 3-1911

Lantelme. Photo from Spanish magazine “Comedias y Comediantes”, March 1911

Who did this medal and why, it’s a very interesting question, but I have no answer 🙂

scans from “La Vie Heureuse”, 1910/1911

Sometimes I see in magazines I scan interesting pictures or articles not linked with Lantelme destiny or people she knew. I think I’ll also show these pictures in my blog because I don’t want to create additional blogs for them 🙂

Here are few scans from a French family magazine called “La Vie Heureuse” (A Happy Life).

vie heureuse poiret1 mars1911 vie heureuse poiret2 mars1911 vie heureuse poiret3 mars1911

5 dresses by Paul Poiret. Scans from “La Vie Heureuse”, March 1911.

vie heureuse franz ferdinand sept1910

Archduke Franz Ferdinand of Austria, his wife and children in Belvedere palace, Vienna. Scans from “La Vie Heureuse”, September 1910.

books by Sem

Scans of the book “Le vrai et le faux chic” by Sem (1914), on Gallica site, with many pictures.

Scans of the book “Tangoville” by Sem (1913), with many pictures.

an article from L’Illustration

Scan of an article about Lantelme, from L’Illustration (29 July 1911). This article was written by famous Sem.

Illustration article by Sem

The article text (OCR and spell-check by me).

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LA MORT TRAGIQUE DE Mlle LANTELME

Mardi soir, on apprenait, avec un douloureux Ă©tonnement, la mort acciden­telle de Mlle Lantelme, qui s’était noyĂ©e, la nuit prĂ©cĂ©dente, dans le Rhin, en tombant dfune des fenĂŞtres de son yacht AimĂ©e, vĂ©ritable maison flottante, Ă  bord de laquelle elle excursionnait en compagnie de son mari, M. Alfred Edwards, et de quelques amis. La nouvelle de cette fin tragique a causĂ© dans Paris, oĂą la sĂ©duisante comĂ©dienne Ă©tait très fĂŞtĂ©e et très admirĂ©e, une pro­fonde Ă©motion. Le dessinateur Sem, qui l’a beaucoup connue et parfois cari­caturĂ©e, a dĂ©fini ici, en traits expressifs, la physionomie si particulière, en son charme primesautier, de l’actrice trop tĂ´t disparue:

GINETTE

Ginette… nous tous, ses amis, ses camarades, l’appelions de ce petit nom d’affection. Son vrai nom Ă©tait Gene­viève, mais il lui allait si mal! Seul parmi ses intimes, le marquis de Biron, avec ses manières cĂ©rĂ©monieuses du siècle der­nier, s’amusait Ă  l’appeler « chère made­moiselle Geneviève ». Elle en Ă©tait flattĂ©e, mais elle ne pouvait s’empĂŞcher d’écla­ter de rire. Non! pour nous, elle Ă©tait vraiment Ginette, et c’est dĂ©sormais sous cette appellation gentille, rĂ©pandue par­tout par la dĂ©pĂŞche annonçant la fatale nouvelle, que le public gardera le souve­nir attendri de cette charmante artiste.

Elle avait d’ailleurs le don de la fa­miliaritĂ©. C’était une sympathique, une primesautière, — une tutoyeuse : elle aurait tutoyĂ© un roi, mais avec une grâce si gamine qu’il n’aurait pu se fâcher. Elle avait la piquante audace, la spontanĂ©itĂ© des gosses de la rue, leur voix criarde, leur accent traĂ®nant charriant des mots crus, juteux. On cite d’elle des traits Ă  la Forain, d’un pittoresque violent et cruel, Ă  l’emporte-pièce. Elle incarnait la drĂ´lerie savoureuse, un peu grasse, de la lĂ©gendaire « petite pomme d’api » de Caran d’Ache.

Elle adorait les chiens et savait admirablement leur parler. Ils reconnais­saient en elle une petite sœur; elle les mettait en confiance. Elle avait leur grâce enjouée, leur effronterie.

Elle Ă©tait très près d’eux, tout près de la nature. Oui, Ginette Ă©tait par-­dessus tout naturelle! Ça a l’air tout naturel d’ĂŞtre naturel: c’est tout ce qu’il y a de plus rare, du moins au théâtre. Je ne parle pas de ce naturel obtenu, plus naturel que nature, mais de ce naturel dĂ©licieux, humain, divin: le naturel du bon vrai vin, des bons fruits de plein vent, des Ĺ“ufs frais, de la salade verte; le naturel des enfants, des jeunes bĂŞtes; le naturel des vraies douleurs, des vraies joies; le naturel du bon Dieu!… Vous me comprenez?

Eh bien, Ginette avait tout cela!

Quand on Ă©coute une pièce des coulisses, sans voir les acteurs, on a l’im­pression d’Ă©couter la rĂ©citation dans une classe. Souvent, aux rĂ©pĂ©titions, un artiste s’interrompt an milieu de son rĂ´le, Ă  cause d’une difficultĂ© de mise en scène; il doit s’asseoir, et demande brusquement: « Nom d’un chien! et la chaise? oĂą est la chaise? » Ces quatre mots, dits naturellement, jurent, inter­calĂ©s dans le dĂ©bit conventionnel de son rĂ´le, comme l’écriture manuscrite mĂŞlĂ©e Ă  de l’imprimĂ©. Eh bien, Ginette savait tout dire comme elle aurait demandĂ© la chaise! Elle ne jouait pas, elle vivait. Son succès dans le Costeau des Epinettes, l’an dernier, au Vaudeville, fut une rĂ©vĂ©lation. C’était halluci­nant de vĂ©ritĂ©. Certaines de ses rĂ©pliques furent dites sur un ton si juste, si humainement juste, que c’était comme un chef-d’œuvre d’interprĂ©tation. Il y a ainsi, dans les tableaux des impressionnistes, des taches de couleur troublantes de vĂ©ritĂ© mystĂ©rieuse. Il aurait fallu garder, recueillir le ton, l’accent, l’orient de ces intonations comme des perles. Ginette n’avait peut-ĂŞtre pas la mĂ©thode, la science, le mĂ©tier; elle avait mieux: c’était une impressionniste.

Ses façons si naturelles, si spontanées, semblaient mal s’accorder avec le luxe artificiel dont elle aimait à s’entourer. Elle avait des sauvages le goût excessif de la parure et des plumes; elle en avait aussi l’ingénuité. Au fond, c’était une tendre, une fausse crâneuse. Elle cachait, sous ses allures gouail­leuses de gavroche mal embouché, une âme sentimentale et mélancolique, une candeur qui apparaissait dans le regard de ses grands yeux naïfs, dans l’ex­pression de sa bouche entr’ouverte et « gobeuse », dans son rire franc, sans coquetterie ni précaution, découvrant enfantinement ses gencives. Elle était très bonne, très charitable, et, comme on dit en argot de théâtre, très « don­nante ». C’était une délicieuse camarade.

Quelle mélancolie de voir, dans ce vieux Rhin pompeux, aux lourdes eaux jaunes couleur de bière, disparaître, en une mort démesurée, cet être jeune de fantaisie et de grâce fragile, pauvre petite victime au destin inattendu d’Ophélie.

Sem.

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sem-faivre

Abel Faivre. Portrait of Sem.

sem-lantelme-detail lantelme-sem-ill3570-29-07-1911 Lantelme Lender Lavalliere Edwards by Sem Lantelme by Sem Comoedia April 1910-2 lantelme-sem-ill3561-27-05-1911

5 drawings of Lantelme, all by Sem

postcards: La Gamine

2 p0stcards with photos from the comedy La Gamine (1911). Maybe more postcards were issued, but till now I could find only these.

La-gamine PC1 La-gamine PC2 La-gamine PC2back

Last 2 scans are by Yann, merci!

The text is also very interesting because it mentions the play:

“Cher ami, n’oubliez pas surtout de retenir des places Ă  la Renaissance pour applaudir “La Gamine”.

Tout le monde affirme que c’est la meilleure soirĂ©e que l’on puisse passer. (…)”

Le Marchand de Bonheur

Scans of an article from Comoedia Illustré (1 November 1910 issue).

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Lantelme on the cover.

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The article.

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Additional fashion page: in this play Lantelme wears dresses by Paquin.

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Additional page about hats: Lantelme’s hats are by Suzanne Weiss.

Le Costaud des Epinettes

Scans of an article from Comoedia Illustré # 15 (1 May 1910).

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And a bonus: Lantelme as Irma Lurette in the same play. Scan from Illustration Théatrale.

Lantelme Costaud ill theatr

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