Colette about Lantelme

Des yeux trop grands, trop beaux, une bouche ravissante qui semblait retenir une envie de pleurer, le gracieux menton, un peu effacé, des faibles – c’est tout ce que livrait, de Geneviève Lantelme, l’ombre de ses chapeaux qu’elle voulait, comme par gageure, immenses, chargés de panaches d’autruche.
Combien de temps, combien de fois cette beauté plaintive vit-elle la rampe ? Quand on songe à la brièveté de sa vie et de sa carrière, on s’étonne que le nom de Lantelme vive parmi nous. Accablée de fourrures, de plumes, de dentelles, le col chargé de colliers, Lantelme n’était qu’un visage. (Colette. Cahiers Colette. )

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